Démarche

Notre prise en charge pédagogique est basée sur une relation faite d’écoute, de dialogue, de compréhension permettant ainsi à l’enfant de s’épanouir et de progresser. Il est par conséquent essentiel qu’une bonne communication s’installe entre l’enfant, les parents, l’équipe éducative et les autres élèves de l’école.

Dès les premiers contacts avec l’enfant, nous essayons d’établir une relation de confiance et de respect  afin de lui procurer un environnement sécurisant. Il est donc indispensable d’établir un mode de communication. Pour les enfants qui ne maîtrisent pas ou peu le langage verbal nous utilisons d’autres supports : gestuels, visuels ou corporels ; langages qui ne sont pas exclusifs mais complémentaires. Notre rôle est de reconnaître les communications fonctionnelles de l’enfant et  d’établir une communication socialement utilisable.

Relation école – famille

L’enfant passe sept heures par jour à l’école, le reste du temps il vit à la maison ou dans d’autres milieux. Partout où il se trouve, il peut acquérir de nouveaux savoir-faire et savoir-être. Il est donc important que les informations transitent entre ces différents milieux de vie. Contacts téléphoniques réguliers, rencontres formelles lors des synthèses ou informelles lors des fêtes ou visites en classe, sont le fil rouge de cette relation. Chaque jour, l’enfant emporte un cahier de communication qui décrit sa journée de classe (activités et faits marquants) et chaque matin l’enfant ramène le carnet avec des informations concernant sa vie extra scolaire.

Les relations enfants – enfants

Elles varient suivant l’endroit où les enfants se côtoient : dans la classe tout d’abord, ce qui l’oblige à partager un espace avec d’autres, à se faire respecter, à accepter l’autre et appliquer les règles de base de la socialisation. Lors des temps libres, se créent  des relations d’aide spontanées, des relations interpersonnelles autonomes. Lors du partage d’espace et de temps d’activités communes (repas, gymnastique, sorties, camps,) l’enfant peut faire le choix de ses interactions et  se faire des amis. Les parents ont la possibilité  de rencontrer les thérapeutes  dans toutes ces occasions et peuvent être invités à assister à une séance selon les besoins de l’enfant.

Les relations enfants – thérapeutes

En thérapie, l’enfant bénéficie d’une relation privilégiée avec le ou la thérapeute dans le cadre d’une prise en charge en individuel (ou parfois en petit groupe) ; c’est un temps et un espace qui lui sont exclusivement réservés.
Les parents ont la possibilité de rencontrer les thérapeutes dans toutes ces occasions et peuvent être invités à assister à une séance selon les besoins de l’enfant.

Observation – évaluation

L’enfant a déjà des acquis provenant de ses expériences antérieures, de sa vie familiale. Les parents, les thérapeutes et les enseignants ou éducateurs ayant partagé ces expériences sont une source d’information essentielle pour mieux comprendre le fonctionnement de l’élève. Plusieurs manières d’observer sont utilisées afin d’établir un profil précis de l’enfant qui nous est confié.

L’anamnèse: qui vise à retracer l’histoire du développement de l’enfant et nous permet de reconnaître ses particularités. Elle nous aide à mieux comprendre le vécu de l’enfant au sein de la famille et surtout de connaître les buts, besoins et attentes des parents.

L’observation directe: qui   se fait  de manière continue. Nous observons l’élève en situations pédagogiques et éducatives  et prenons en compte toutes ses réalisations. Cette dernière peut être appuyée par différents moyens : vidéo, protocole, double regard (psychologue ou autre intervenant).

Les différentes échelles de développement: qui ont pour avantage d’offrir des épreuves qui débouchent sur des données quantifiables et permettent de mettre en évidence  les lacunes, les ressources et les points forts de l’enfant. Les plus utilisées sont le BSF, le PEP, le Brigance.

Le travail en équipe: qui permet une récolte de données d’autres intervenants (parents, spécialistes…) ayant observé et évalué le même enfant.

L’observation continue, l’évaluation et la collaboration entre tous les membres de l’équipe et les parents sont le tremplin pour aboutir à un mode d’action spécialisé donc à l’établissement d’un projet  d’enseignement individualisé.  Un bilan psychologique est effectué lors de l’entrée au centre puis au cours de la scolarité selon les besoins spécifiques.

Prise en charge pédagogique (mode d’action spécialisé)

Une fois le niveau de développement établi, nous pouvons mettre en place des moyens adaptés pour mettre en place un projet individuel. Ce projet va contenir des objectifs concernant les différents domaines de développement qui vont des apprentissages scolaires en passant par l’autonomie, les attitudes de travail, les activités pratiques ou sportives. Leur but premier sera d’aider l’enfant à acquérir des stratégies adaptatives qui visent à l’amener à la meilleure autonomie possible. Lorsque nous construisons un projet 4 questions apparaissent en filigrane :

  • Les aptitudes de l’élève : où en est-on aujourd’hui avec cet enfant ?
  • Les objectifs : jusqu’où veut-on l’amener ?
  • Les buts plus concrets et précis : comment y parvenir ?
  • Les moyens pratiques : comment y travailler?

Une évaluation régulière du projet, sous forme de synthèse et bilan, nous permettent de réfléchir sur les pratiques pédagogiques, les objectifs du programme et de nous questionner sur l’adéquation, la cohérence entre le projet de départ et son application, son fonctionnement au quotidien avec l’équipe et la famille et d’avancer avec l’enfant, vers de nouveaux objectifs, de nouveaux défis qui l’amèneront à sa vie d’adulte.

Les élèves sont répartis dans les différentes classes suivant leur âge, leurs besoins et leur niveau.

Conclusion:

Le CESL/G comme toute école, prépare les élèves à leur vie d’adulte, en développant leurs capacités afin de leur fournir le meilleur bagage possible au travers d’une scolarité ouverte vers l’avenir.